LE SYSTEME LYMPHATIQUE
Le système lymphatique associe deux notions :
- d’une part un réseau, à sens unique, de vaisseaux lymphatiques (dit réseau lymphatique), dont les vaisseaux naissent dans les différents tissus du corps pour rejoindre les ganglions, qui permettent la circulation et le nettoyage de la lymphe et dans une certaine mesure la clairance de particules insolubles ;
- d’autre part tous les organes où se trouvent de grandes quantités de globules blancs : les ganglions lymphatiques, les tissus lymphoïdes associées aux muqueuses (MALT), la moelle osseuse ainsi que d’organes tels que la rate et le thymus.
Ces tissus font partie du tissu lymphoïde.
Un peu d’histoire
Les glandes lymphatiques ont été découvertes au Ve siècle avant Jésus-Christ. Ces ganglions lymphatiques, situés dans les aisselles, près des oreilles, autour des vaisseaux jugulaires, ont été observées pour la première fois par Hippocrate.
Ce travail de découverte sera enrichit par les travaux d’Aristote, qui identifiera des fibres uniques entre les vaisseaux sanguins et les nerfs, également remplis de liquide. il aura fallu des siècles de recherche et d’études anatomiques pour commencer à étudier le rôle des vaisseaux lymphatiques dans le drainage lymphatique. A Chaque siècle sera fait de nouvelles découvertes et parfois même de corrections et rectifications pour ajuster ces dernières recherches. Ainsi, nous commençons à découvrir un vaste système de vaisseaux reliés aux organes des fonctions vitales : les vaisseaux lymphatiques hépatiques, vaisseaux lymphatiques cardiaques, rénaux, pulmonaires et périphérique au 17 ème siècle. Un autre chercheur fera une découverte primordiale au cours du 17 ème siècle et décrira les canaux transportant la lymphe liquide et distingue les vaisseaux lymphatiques mésentériques des vaisseaux lymphatiques hépatiques, confirmant que le liquide lymphatique provenant de deux sources différentes s’écoule dans le canal thoracique. A partir de l’ensemble de ces découvertes, les chercheurs suivants approfondiront leur travaux à partir de l’étude de la morphologie et de la fonction des valvules lymphatiques, qui assurent l’unidirectionnalité des flux lymphatique.
Situation anatomique des organes lymphatiques
Les lymphocytes (Les lymphocytes sont des cellules qui ont un rôle majeur de défense contre les infections, dans le système immunitaire) se développent surtout dans des tissus spécialisés dits organes lymphatiques primaires qui sont la moelle osseuse (le foie lors de la période fœtale) et le thymus Des milliards de lymphocytes immunocompétents y seront produits, qui iront coloniser les tissus lymphatiques secondaires.
Les ganglions lymphatiques et les MALT sont situés sur le trajet des vaisseaux lymphatiques, entre le commencement des vaisseaux dans les tissus et l’abouchement de ces vaisseaux dans la veine sous-clavière gauche.
Le réseau lymphatique draine la plupart des organes, dont les poumons et l’intestin : un capillaire lymphatique « en cul-de-sac », est présent au sein de chaque villosité intestinale de l’intestin grêle. La circulation des cellules de l’intestin grêle est anastomosée au réseau lymphatique qui se draine dans les follicules lymphoïdes (élément important du système immunitaire) du tube digestif.
Développement des vaisseaux lymphatiques
Il joue pourtant un rôle essentiel pour l’immunité, le système hormonal et le retour des liquides extravasés, de certains déchets cellulaires et des protéines dans la circulation systémique. De plus, jusqu’à la presque fin du XXe siècle, on ne disposait pas de marqueurs moléculaires spécifiques de ce réseau. Ceci explique les retards pris par l’étude de la vascularisation lymphatique.
Fonctions
Les fonctions du système lymphatique sont multiples :
- Il draine les excès de liquides se trouvant au niveau des tissus et participe à la détoxication des organes et du corps ;
- Il contribue à la circulation de nutriments (mais moins que le sang)
- Il permet la circulation dans tout le corps et hors des vaisseaux sanguins des globules blancs ; Les leucocytes sont des cellules produites dans la moelle osseuse et présentes dans le sang, la lymphe, les organes lymphoïdes (ganglions, rate, amygdale et végétations adénoïdes) et de nombreux tissus conjonctifs de l’organisme. Il en existe trois types principaux : les polynucléaires (ou granulocytes), les lymphocytes et les monocytes. Chaque type joue un rôle important au sein du système immunitaire en participant à la protection contre les agressions d’organismes extérieurs de manière coordonnée. De nombreuses pathologies peuvent atteindre ces cellules, par anomalie de production ou de fonctionnement.
- dans le processus d’activation de la réponse immunitaire spécifique. C’est un élément essentiel du système immunitaire spécifique et des processus cicatriciels.
- Il contribue à la circulation des hormones.
Un manque d’activité musculaire ou une atteinte du système gérant les liquides (lymphangions) peut se traduire par une forme de cellulite (à ne pas confondre avec les capitons gras, ici c’est une inflammation sévère, diffuse des tissus conjonctifs de la couche dermique et sous-cutanés avec et par des œdèmes.
Fonctionnement
Tout le corps, à l’exception du système nerveux central, des muscles, du cartilage et de la moelle osseuse, dispose de réseaux de vaisseaux lymphatiques parallèles aux veines et accompagnant les artères.
La lymphe, liquide interstitiel circulant dans les vaisseaux lymphatiques, se charge d’une partie des déchets de l’activité cellulaire via les tissus intercellulaires. La lymphe est épurée par le passage dans les ganglions. Elle circule ensuite vers la circulation sanguine qu’elle rejoint par le conduit thoracique au niveau des veines sous-clavières.
C’est le système lymphatique qui est chargé du transport d’une grande partie des graisses provenant de l’alimentation vers la circulation. Ainsi, ces dernières ne passent pas par le foie.
À la différence du réseau sanguin, le système lymphatique ne comporte pas d’organe unique jouant le rôle de pompe (cœur).
La circulation résulte de :
- la combinaison des mouvements du corps (respiration notamment),
- des contractions des muscles,
- des contractions des fibres lisses des parois des vaisseaux lymphatiques,
- et le fait que les plus gros vaisseaux possèdent des valvules pour empêcher le reflux,
Si les mouvements du corps ou l’activité physique s’intensifient, la lymphe circulera plus rapidement : il circule approximativement 100 mL de lymphe par heure dans le conduit thoracique d’une personne au repos alors que durant un exercice, ce flux peut être 10 à 30 fois plus élevé. Au contraire, l’immobilité prolongée freine le drainage de la lymphe.
Les métastases de certains cancers peuvent rapidement se diffuser dans le corps par la lymphe, raison pour laquelle le drainage lymphatique n’est pas conseillé et bein se renseigner sur les contre-indications au préalable.

Laisser un commentaire